Quand tout à coup, les Français décidèrent de se prendre en main

Manifeste pour un troisième tour entrepreneurial

Ça y est ! Nous avons un nouveau Président. Nous allons donc pouvoir entrer dans cette période si particulière qu’est « l’état de grâce ». Dans quelques jours, nous nous surprendrons à croire qu’Emmanuel Macron est sans doute l’homme providentiel que nous attendions tous. Celui qui, par son seul talent, règlera TOUS nos problèmes.

Hommes providentiels… Nous, Français, passons notre vie à les attendre. Le dernier en date, c’était Charles. Charles Providentiel de Gaulle. Aujourd’hui, à peu près toute la classe politique se revendique de lui. Autant dire que depuis sa mort, question référence, c’est le désert. Convenons donc que statistiquement, des hommes providentiels, il ne s’en fabrique pas si souvent : même pas un par génération. Il va donc falloir forcer un peu la chance et le destin, car si on s’est trompé, s’il ne réussit pas là où les autres ont échoué, il est assez probable que, dans 5 ans, nous héritions d’un(e) président(e) franchement moins glamour.

Alors, providentiel ou pas ? En fait, on s’en fout ! On s’en fout parce que le problème n’est pas dans ses mains. Un peu tout de même, mais il est surtout dans les nôtres. Et nous, électeurs et citoyens, groupies ou gueulards, déçus, naïfs résignés ou mauvais perdants, il va falloir qu’on arrête de dire tout et son contraire…

On hurle à longueur de sondages qu’on n’a plus aucune confiance dans les hommes politiques et presque plus dans les institutions ou la démocratie. Et à côté de ça, on se passionne pour les campagnes électorales, on défile, on s’insulte sur les réseaux sociaux (en face à face, il faudrait avoir du courage, donc préférons les réseaux sociaux), et on va tout attendre de ceux qu’on élit…

Non mais jusqu’à quand va-t-on continuer comme ça ? Ne pensez-vous pas qu’on pourrait être un tant soit peu cohérent ?

Une seule bataille: l’emploi

Effectuons un constat simple : L’essentiel des problèmes de la France vient du chômage de masse dans lequel nous sommes englués depuis plus de trente ans. C’est ça la racine de tous nos maux. C’est le mal Alpha. Tout vient de là : déficits d’un état qui ne peut plus rien faire tant il s’est endetté, salaires qui stagnent, petites retraites, dégradation de nos prestations sociales, de nos services de santé, perte de confiance en nous, en nos institutions, en la démocratie, difficulté à intégrer nos jeunes, qu’ils soient nés en France ou qu’ils viennent d’ailleurs, montée des haines raciales ou sociales, retard dans le financement d’une transition énergétique pourtant indispensable… Tout ce dont nous souffrons ou ce qui nous fait peur serait bien moins puissant si nous avions tous du travail.

Or, n’en déplaise à nos politiques qui essaient de nous faire croire que ce sont eux qui le créent, l’emploi ne se décrète pas. Pour moins de chômage, il faut d’une part créer plus d’entreprises, et d’autres part les faire grandir, afin qu’elles soient plus pérennes, moins fragiles. Toutes les études sérieuses en attestent, nous manquons d’Entreprises de Taille Intermédiaires, ces fameuses ETI qui font, entre autres choses, le succès de l’économie Allemande.

Notre système a réussi à structurer un écosystème permettant de faire émerger les start-ups françaises. Nous n’avons rien à envier à nos grands voisins en la matière, et c’est très bien ainsi. Mais voilà, toutes les entreprises ne sont pas des start-ups.

Les PME, c’est la vie!

Le gros bataillon des entreprises, ce sont les PME des secteurs traditionnels. Et là, tout reste à faire. Pourtant les emplois PME sont généralement des emplois de proximité, moins délocalisables. Leur activité est plus simple à appréhender, plus tangible pour ceux qui y investissent : on peut diner dans SON restaurant, se faire coiffer dans SON salon, acheter les articles de SA marque de mode, apprécier les créations d’un bureau de design ou d’une agence de communication…

Leurs modèles économiques sont vieux comme le monde et, si certains sont menacés par la nouvelle donne digitale, beaucoup s’adaptent vite en créant de nouveaux modèles qui fonctionneront encore longtemps. Ils rassurent les banques qui hésitent beaucoup moins à les financer qu’à risquer leur mise avec les start-up. Et nous, Français, avons tant à dire à l’export sur nos secteurs économiques de prédilection.

Si on décide de s’y mettre vraiment, ces PME Françaises qui créent déjà l’essentiel des emplois nouveaux, peuvent encore mieux réussir.

Toute ma vie professionnelle, c’est-à-dire depuis 19 ans, j’ai piloté des PME pour en faire des ETI. J’en ai créées, j’en ai rachetées, j’en ai redressées, j’en ai vendues. Et je suis aujourd’hui persuadé que, pour accélérer leur développement, il suffit d’appliquer les méthodes qui ont si bien fonctionnées sur les start-ups qui marchent : renforcement des fonds propres, meilleure intégration du digital et des nouvelles méthodes marketing, coaching des dirigeants par des Business Angels aux compétences multiples afin d’encaisser les immanquables coups durs et les faux plats…

C’est à NOUS de jouer

Nos élus prétendent s’y entendre en économie alors que l’immense majorité d’entre eux n’a jamais travaillé en entreprise ni même pris le risque d’investir dans l’une d’elles. Françaises, Français, lâchez vos murs FaceBook et montrez-leur l’exemple. Engagez-vous dans une bataille qui en vaut la peine : celle des emplois de nos compatriotes, nos emplois, ceux de nos enfants, ceux qui vont cotiser pour nos retraites. Rejoignez-nous dans la vraie vie entrepreneuriale. Celle où on se bat, celle où l’espoir et le rêve sont des moteurs, celle où tous les dogmatismes doivent s’incliner devant la réalité d’un client ou d’un concurrent et où la pluridisciplinarité, la différence des profils est une chance beaucoup plus qu’un défi.

Alors, certes, investir c’est prendre un risque, c’est sortir de son confort, mais rassurez-vous, nul besoin de tout sacrifier. Si vous ne vous sentez pas l’âme d’un créateur ou d’un repreneur, injectez un peu de votre épargne qui dort à 0,25%, vendez quelques actions des sociétés CAC 40 qui ne savent même pas qui vous êtes, et mettez quelques sous chez de petits entrepreneurs que nous pouvons aider à devenir grands. Certains investissements seront des échecs, certes, mais d’autres seront de vraies réussites. Et l’Aventure sera belle et utile, quelle qu’en soit l’issue.

Allez, si vous ne voulez pas vous faire une nouvelle frayeur aux élections de 2022, c’est maintenant et c’est comme ça que ça se joue. Car l’emploi ça se fabrique, ça ne se décrète pas. Pour changer les choses, il faut changer nos habitudes. Les hommes providentiels ne pourront rien sans nous.

Pour suivre l’aventure

Dans moins d’un mois, je publierai une charte qui dessinera les contours d’une plateforme d’investissement dans les PME des secteurs qui me paraissent les plus porteurs.

Un club d’investisseurs sera ouvert avant l’été et se réunira une fois par mois. Il aura pour but de présenter des porteurs de projets à des investisseurs militants, c’est-à-dire qui, en plus de leur investissement en argent, investiront du temps pour conseiller, coacher les porteurs de projets.

Si vous souhaitez rester informés sur cette aventure, suivez mon blog. Je tâcherai de le mettre à jour régulièrement. Il est ici : http://histoirebusinessetconfiture.fr

Allez, au boulot !

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